
Des bédéistes de l’Outaouais dessinent sur un véhicule de la Société de transport entourés de jeunes citoyens intrigués. Ce n’est pas la première fois. La population a déjà eu droit à une intervention graffiti sur des pelles à neige…
Les autobus : des véhicules populaires
L’idée d’utiliser un autobus comme lieu d’affichage n’est pas nouvelle. Cependant, convaincre un transporteur public d’en permettre une utilisation artistique est tout autre. C’est avec enthousiasme que Sylvie Gravel, adjointe à la direction du Salon du livre et du Rendez-vous international de la BD en Outaouais parle de ce projet : « C’est au cours d’un remue-méninges, au printemps 2005, que l’idée a germé. », dit-elle. « La Société de transport de l’Outaouais, partenaire de longue date, a accepté d’emblée d’y collaborer. Elle a, depuis plusieurs années, la volonté réelle de soutenir la culture. Par exemple, elle a déjà affiché des poèmes dans ses véhicules. Et, ce qui est génial, c’est que c’est un vrai autobus qui circule pour vrai! », s’exclame-t-elle.
Des médiateurs culturels en permanence
« Notre organisme est très actif auprès de la jeunesse et notre situation géographique nous amène à collaborer étroitement avec les francophones ontariens. », souligne Sylvie Gravel. « Dans ce projet pour les Journées de la culture, nous sommes les médiateurs culturels entre les artistes, la Société de transport de l’Outaouais, les enfants et leurs parents ainsi qu’auprès d’un organisme communautaire. »
Deux nouveaux lieux en 2006
Pour les Journées de la culture, les bédéistes seront à l’œuvre sur deux sites. En effet, après l’édition de l’an dernier aux Promenades de l’Outaouais, ils réaliseront, cette année, une fresque publique à la Maison de la culture et une autre au Musée des civilisations. Simultanément, des enfants esquisseront leurs propres dessins et une collecte de BD permettra au Centre de ressourcement de la famille d’enrichir sa bibliothèque d’un nouveau type de lecture.
Le jour J
« Nous profitons des Journées de la culture pour faire d’une pierre deux coups. », dit Sylvie Gravel. « C’est une belle occasion pour promouvoir notre Rendez-vous international de BD qui se tient un peu plus tard en octobre. Ainsi, conclut-elle, les Journées de la culture sont un levier formidable pour nou.s » Les artistes, eux, sont nerveux. Malgré qu’une maquette germe dans leur tête depuis la veille, la surface de création est inhabituelle. On croise les doigts pour qu’il fasse beau, très beau. Toute la journée, car la gouache…