CULTURE ET ENTREPRENEURSHIP

 

SherbrookeLa Corporation de développement économique et communautaire (CDEC) de Sherbrooke a mis sur pied, avec plusieurs partenaires, l’activité Graffitis collectifs, le 30 septembre dernier, dans le cadre des Journées de la culture 2005.

Sur la rue Wellington à Sherbrooke, 10 toiles et autant de pierres à peindre ont été mises à la disposition des passants, qui étaient invités à s’arrêter un moment, pour faire preuve de créativité. Les participants ont collaboré entre eux et avec trois artistes professionnels de MURIRS, un organisme connu pour les murales monumentales que ses membres créent sur de grands immeubles de la ville.

La consigne donnée à tous ces créateurs : s’inspirer des cinq valeurs entrepreneuriales,
soit la créativité, le leadership, le sens des responsabilités, la solidarité et l’autonomie. Bilan de l’événement?

Encourager la créativité, la liberté et la réflexion

« Ce fut un tel succès que nous avons dépassé l’heure de clôture et nous avons dû demander aux gens de cesser de peindre! », répond Ginette Gauthier, conseillère en développement économique local à la CDEC de Sherbrooke.

Les participants n’avaient pas besoin de s’inscrire à l’avance; ils découvraient le site et décidaient ou non d’entrer dans le jeu. Environ 30 personnes, surtout des jeunes de 16 à 35 ans, ont peint ensemble sur les airs d’un accordéoniste invité, et devaient changer de toile ou de pierre et de thème selon le principe de la chaise musicale.

« Au début, les gens étaient parfois perplexes : ils ne voyaient pas toujours comment illustrer par la peinture les valeurs entrepreneuriales, raconte Ginette Gauthier. Mais, à mesure que la journée progressait, et lorsque les participants voyaient ce que les autres avaient fait avant eux, les idées venaient plus rapidement. Nous disions à tout le monde : Étonnez, jouez d’audace, dérangez! »

«  Contaminer » le plus de personnes possibles

Cette activité différente et éclatée s’inscrit dans une démarche continue visant à contaminer le plus de personnes possible à une réflexion sur les liens entre l’entrepreneurship et la création artistique. «  Ces deux champs peuvent – et doivent – faire bon ménage, même s’il s’agit d’une association qu’on ne fait pas spontanément. Après tout, l’artiste est, qu’il le veuille ou non, aussi un entrepreneur », explique la conseillère.

 « Ce qui a été formidable avec Graffitis collectifs, c’est que cette journée à permis à des gens et à des organismes de créer des liens pour réfléchir ensemble sur ce type de rapport. Ces retombées n’auraient peut-être jamais eu lieu autrement. »

Ainsi, une suite de l’activité est le dîner-échange qui s’est déroulé, le 27 janvier dernier, au café Zybaldone à Sherbrooke, sous le thème La transmission des valeurs entrepreneuriales, animé par quatre entrepreneurs. Parmi eux, Serge Malenfant, de MURIRS, a présenté et commenté Graffitis collectifs. Puis, les conférenciers et la trentaine de participants ont assisté au vernissage des 20 œuvres collectives réalisées lors de l’événement du 30 septembre dernier.

Dans le cadre des Journées de la culture 2006, l’expérience des Graffitis collectifs sera renouvelée avec quelques ajouts, notamment un vernissage public permettant de présenter les œuvres réalisées cette année ainsi que celles de l’an dernier.