
Depuis 1999, Culture pour tous a organisé plusieurs forums internationaux sur les enjeux de la démocratisation et de la médiation culturelles.
Colloque XXII Entretiens Jacques Cartier 2009
Informations
La Rencontre 2008
Informations
La Rencontre 2006
Informations
La Rencontre 2002
Programme en pdf
La Rencontre 2000
Communiqué
Compte rendu par Lorraine Hébert
Cosmopolitisme, jeunesse et environnement numÉrique : Un colloque présenté par
Culture Montréal et Culture pour tous
dans le cadre des Entretiens Jacques-Cartier
Hôtel La Plaza, 420, rue Sherbrooke Ouest
à Montréal (Carte)
|
Les allocutions individuelles avec photos et notes power point sont accessibles en cliquant sur le nom de chaque invité ci-dessous. Bonne lecture! •Conférence vidéo : Maribel Alvarez (34,58 min) •Entretien vidéo : Amir Ali Alibhai (2,51 min) |
Photos : Sylvain Légaré © Culture Montréal 2011.
Le modèle traditionnel de développement culturel est fondé en grande partie sur l’augmentation et la diversification de l’offre de produits culturels nationaux. Ce modèle se heurte cependant, depuis plusieurs années, à une stagnation relative de la demande, particulièrement chez les plus jeunes générations et les citoyens issus de l’immigration. Faut-il voir là le signe d’une uniformisation culturelle de la demande culturelle au sein d’un nouveau « mainstream » mondialisé? Faut-il plutôt y voir le signe que les contenus et les expériences proposés ne sont plus en phase avec les intérêts et les références culturels de la population à laquelle ils sont offerts?
Dans les métropoles comme Montréal, la participation et la consommation culturelles sont profondément modifiées par l’immigration. Cette réalité a-t-elle été adéquatement prise en compte dans les stratégies de démocratisation et de développement culturels? Par ailleurs, les nouvelles technologies numériques impriment plusieurs changements d’importance aux modalités habituelles de participation et de consommation culturelles, particulièrement chez les jeunes. Ce nouvel environnement numérique propose un choix apparemment inépuisable d’expériences culturelles diversifiées où le consommateur, plus autonome que jamais face aux structures traditionnelles de diffusion, aspire à un engagement actif. L’effet conjugué de la mondialisation et de l’environnement numérique impose de la sorte des défis majeurs aux politiques et institutions culturelles. Ces phénomènes soulèvent également un ensemble de questions : sommes-nous au seuil d’un changement radical en matière de participation culturelle et de fréquentation des arts? Comment concevoir et planifier désormais des rapports fructueux entre créateurs, producteurs, diffuseurs et citoyens?
Le colloque Cosmopolitisme, jeunesse et environnement numérique : la participation culturelle en mutation examinera les diverses manifestations du champ complexe et éclaté de la participation culturelle, en portant une attention toute particulière aux comportements culturels des populations immigrantes et de la jeune génération, dans le contexte d’un nouvel environnement numérique mondialisé.
Depuis plusieurs décennies, les gouvernements nationaux s’emploient à recueillir des données sur la fréquentation et la participation des citoyens aux activités culturelles. Que nous disent ces données d’enquêtes dans la longue durée, au Québec, en France, aux États-Unis? Quelles sont les forces et faiblesses de ces démarches? Laissent-elles des questions sans réponses? Quels sont leurs points aveugles, y a-t-il des angles morts? Sont-elles notamment en mesure de nous informer sur les pratiques culturelles des plus jeunes générations et des nouvelles populations immigrantes? Que nous disent-elles sur l’impact culturel du nouvel environnement numérique? Et quelles voies, enfin, de telles enquêtes devraient-elles suivre dans l’avenir?
Animateur :Une étude en cours, initiée par Culture Montréal et réalisée par l’INRS Urbanisation Culture Société avec le soutien du ministère de la Culture et des Communications du Québec, vise à mieux comprendre la participation globale des jeunes Montréalais (adolescents et jeunes adultes) en prenant en compte, notamment, leur l’origine ethnoculturelle.
Animateur :L’immigration dans les grandes villes a modifié profondément le portrait des populations auxquelles est présentée l’offre culturelle nationale ou locale. Les citoyens issus de l’immigration forment de la sorte une bonne partie des « non-publics » culturels selon les statistiques de fréquentation des arts et de la culture. Faut-il en conclure pour autant qu’ils ne sont pas culturellement actifs? Comment ces « non-publics » conçoivent-ils les arts et la culture? Que savons-nous de leurs pratiques culturelles, où sont les lieux publics ou privés qui les accueillent? Comment les comprendre adéquatement pour en tenir compte dans l’élaboration des politiques publiques?
Animatrice :De quoi est tissée la trame culturelle que les jeunes poursuivent, à laquelle ils s’identifient et qu’ils veulent contribuer à créer? Quels sont leurs modes de consommation culturelle et dans quelle mesure influencent-ils leurs modes de participation culturelle et civique? Quels sont les facteurs qui encouragent ou freinent l’intérêt et l’adhésion de la jeunesse envers les disciplines artistiques et les créateurs locaux et d’ailleurs? Dans quelle mesure leurs intérêts représentent-ils un levier d’intégration de la diversité artistique de l’offre culturelle?
Animatrice :La place grandissante occupée par les médias numériques aux plans de la consommation et de la participation culturelles modifie en profondeur le rapport entre créateurs et spectateurs. Un vaste choix d’expériences culturelles se présente à un consommateur de plus en plus autonome face aux structures traditionnelles de diffusion, et qui aspire à un engagement actif. Ces nouveaux outils et dispositifs numériques créent-ils plus de participation ou plus de distance, plus de diversification ou bien plus d’uniformisation?
Animateur :Dématérialisation, individualisation, démocratisation, relativisme et désoccidentalisation : voilà quelques motifs qui pourraient résumer les phénomènes apparemment à l’œuvre dans l’évolution récente de la fréquentation et de la participation culturelles. Ces enjeux font craindre à certains une véritable révolution du rapport entre le public et les créateurs, ainsi que de la chaîne de production du secteur culturel. Ces craintes sont-elles fondées? Sommes-nous au seuil d’un changement radical des paradigmes de la participation culturelle et de la fréquentation des arts? Eu égard aux dimensions discutées lors du présent colloque, quels sont les enjeux et perspectives pour des rapports futurs significatifs entre créateurs, producteurs, diffuseurs et citoyens?
Animateur :Version imprimable du programme
Anne-Marie Jean, directrice générale + Christiane Bonneau, coordonnatrice, Culture Montréal
Louise Sicuro, présidente-directrice générale + Eva Quintas, directrice de projets, Culture pour tous
Rachida Azdouz, directrice, Service de soutien à l’enseignement, Université de Montréal
Guy Bellavance, professeur, INRS-Centre Urbanisation, Culture et Société
Annick Germain, professeure, INRS-Urbanisation, Culture et Société
Guy Saëz, professeur, Institut d’études politiques de Grenoble (France)