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SOCIÉTÉ DES ARTS TECHNOLOGIQUES
+ TERRES EN VUES + WAPIKONI MOBILE + CENTRE D'AMITIÉ
AUTOCHTONE
1195, boulevard
Saint-Laurent
SAT : (514)
844-2033
InuktiChat
Le
développeur français Éric
Poncet, de Nunasoft, présente le premier
système de clavardage 100% inuktitut, basé
sur l'InuktiBoard, unique clavier créé
spécialement pour la langue inuit. En collaboration
avec la SAT, Nunasoft s'est lancé dans
un ambitieux programme de recherche et de développement
afin de préserver et de transmettre les
cultures autochtones.
Un
clavier syllabique en Inuktitut
Éric
Poncet .
InuktiChat
La préservation des cultures
revient en leitmotiv dans l'esprit d'Éric Poncet,
créateur du premier clavier d'ordinateur en Inuktitut.
Français d'origine, ingénieur en informatique,
il arrive au Québec en 2003 et part au Nanavik,
dans le grand nord du Québec, former les communautés
locales aux technologies de l'information. Il constate
alors que les gens utilisent des claviers en anglais
ou en Inuktitut phonétisé pour communiquer,
d'où l'idée de créer un clavier
en Inuktitut.
Sans même parler leur
langue, ou à peine, Éric Poncet fonde
la compagnie Nunasoft et se base sur le syllabaire Inuktitut
pour créer un clavier syllabique permettant la
communication en Inuktitut. Le prototype de cette application
est disponible sur son site Internet, en version écran
: www.nunasoft.ca. Un système de transcodage
permet aussi d'écrire en caractères romans
et de voir s'afficher son équivalent syllabique.
Seulement deux claviers sont disponibles actuellement
afin de tester les différents modules de communication,
comme le clavardage et l'écriture. Le système
est aussi doté d'un module permettant d'adapter
le langage syllabique des habitants du Nunavik (1/3
nord du Québec) à celui du Nunavut (plus
récent territoire canadien), qui utilisent le
même langage mais dont la graphie diffère.
Près de deux ans de travail
ont été nécessaires pour la réalisation
de ce prototype. La firme Nunasoft travaille maintenant
à la recherche de partenariats culturels et politiques
afin d'expérimenter le système à
une plus grande échelle, un travail auquel la
Société des arts technologiques (SAT)
apporte son soutien. Plusieurs autres langages autochtones
encore vivants apparaissent dans l'écran radar
de Éric Poncet.
Le Parcours interculturel
est une production du Secrétariat des Journées
de la culture réalisée avec la
participation financière du ministère
de l'Immigration et des Communautés culturelles,
de Patrimoine canadien, de la Fondation du Grand
Montréal, du Cirque du Soleil, et de la Ville
de Montréal.