PARCOURS INTER CULTUREL  
   

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SAMEDI 01 OCTOBRE

Le développeur français Éric Poncet, de Nunasoft, présente le premier système de clavardage 100% inuktitut, basé sur l'InuktiBoard, unique clavier créé spécialement pour la langue inuit. En collaboration avec la SAT, Nunasoft s'est lancé dans un ambitieux programme de recherche et de développement afin de préserver et de transmettre les cultures autochtones.

 
 

Un clavier syllabique en Inuktitut

 

Éric Poncet

Éric Poncet .

 
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La préservation des cultures revient en leitmotiv dans l'esprit d'Éric Poncet, créateur du premier clavier d'ordinateur en Inuktitut. Français d'origine, ingénieur en informatique, il arrive au Québec en 2003 et part au Nanavik, dans le grand nord du Québec, former les communautés locales aux technologies de l'information. Il constate alors que les gens utilisent des claviers en anglais ou en Inuktitut phonétisé pour communiquer, d'où l'idée de créer un clavier en Inuktitut.

Sans même parler leur langue, ou à peine, Éric Poncet fonde la compagnie Nunasoft et se base sur le syllabaire Inuktitut pour créer un clavier syllabique permettant la communication en Inuktitut. Le prototype de cette application est disponible sur son site Internet, en version écran : www.nunasoft.ca. Un système de transcodage permet aussi d'écrire en caractères romans et de voir s'afficher son équivalent syllabique. Seulement deux claviers sont disponibles actuellement afin de tester les différents modules de communication, comme le clavardage et l'écriture. Le système est aussi doté d'un module permettant d'adapter le langage syllabique des habitants du Nunavik (1/3 nord du Québec) à celui du Nunavut (plus récent territoire canadien), qui utilisent le même langage mais dont la graphie diffère.

Près de deux ans de travail ont été nécessaires pour la réalisation de ce prototype. La firme Nunasoft travaille maintenant à la recherche de partenariats culturels et politiques afin d'expérimenter le système à une plus grande échelle, un travail auquel la Société des arts technologiques (SAT) apporte son soutien. Plusieurs autres langages autochtones encore vivants apparaissent dans l'écran radar de Éric Poncet.fin

 

Un reportage de Michel Lefebvre


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CRÉDITS

 

Le Parcours interculturel est une production du Secrétariat des Journées de la culture réalisée avec la participation financière du ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles, de Patrimoine canadien, de la Fondation du Grand Montréal, du Cirque du Soleil, et de la Ville de Montréal.

 
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