 |
|
Le
poète Sadighi Bahman et le musicien Claude
Maheu. Photo : Joan Doré |
| |
|

|
|
Le
poète Hossein Sharang et le musicien Claude
Maheu. Photo : Eva Quintas |
| |
Qui de mieux placé que
le poète pour présenter toute la richesse
de ses propres écrits? Car, au-delà de
la signification des mots et de la beauté du
texte, la poésie est souffle, rythme, musique.
Tantôt langue maternelle, tantôt langue
de lexil, la langue française devient un
matériau manipulé avec dextérité
par Nathalie Ltaïf, Bahman Sadighi, Hossein Sharang
et Paul Bélanger. Les lectures sont précises,
le poète connaît parfaitement la musique
de son texte au rythme des assonances et des allitérations.
Le musicien Claude Maheu accompagne chaque lecture de
ses instruments et crée une atmosphère
envoûtante qui semble venir des dunes. Hossein
Sharang, bouleversant démotion, monte sur
scène et pousse un cri qui séloigne
vers le chant. En langue arabe, sa voix raconte, chante
et pleure son ami récemment décédé.
La poésie est vivante, le poète également.
Les mots ne nous parlent pas, pourtant ils nous chamboulent.
Faire lexpérience
dune lecture en langue étrangère,
cest se déprendre de la signification,
du concept, pour toucher au plus près dune
émotion viscérale, véhiculée
par la musique et le geste.
|