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Manon
Barbeau |
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Depuis quelques années,
la réalisatrice Manon Barbeau travaille à
la réalisation de films avec des communautés
marginalisées. En 2001, elle termine un film
avec des jeunes de l'Armée de l'ombre à
Québec. Manon Barbeau a été touchée
lorsqu'un des jeunes lui a dit que tout cela était
fini car elle partait. La réalisatrice ne retire
pas son pied aussi vite même si l'eau est trouble.
Son prochain sujet de film : les rites de passage. Le
titre : La fin du mépris. Sa collaboratrice à
la scénarisation, WapiKoni Awashish, une jeune
Attikamek, qui mourra dans un accident entre la Tuque
et Wemontaci. Toutes les routes qui mènent aux
Attikamek sont cruelles, affreusement dangereuses. En
septembre 2005, la réalisatrice sort elle-même
d'un terrible tonneau après avoir heurté
un camion de bois sur l'une de ces routes parsemées
de croix comme autant d'accidentés.
Avec la disparition de WapiKoni,
le projet de film perdait sens, d'où l'idée
de faire participer les jeunes eux-mêmes au film
La fin du mépris. L'Office national du film du
Canada (ONF) offre son soutien à la création
de deux studios mobiles de création vidéo,
l'un avec les jeunes de la rue, l'autre avec des communautés
autochtones, ce dernier portant le nom de la collaboratrice
disparue, WapiKoni, qui veut dire « petite fleur
».
Depuis 2001, environ 80 films
de 5 à 20 minutes ont été réalisés
et produits par Les Productions Les Beaux Jours. Six
communautés autochtones ont participé
activement en 2004 à la production des films.
Une nouvelle communauté s'est ajoutée
en 2005. Une sélection des meilleurs films de
la cuvée 2005 sera présentée au
Festival du nouveau cinéma de Montréal
le 17 octobre 2005.
Pour plus d'informations : www.wapikoni.ca
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