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Fédération des harmonies et orchestres symphoniques du Québec | 94 ans de passion pour le loisir musical Publié le : 23 septembre 2021

Crédit : Fédération des harmonies et orchestres symphoniques du Québec

Partout au Québec, des centaines d’harmonies et orchestres symphoniques amateurs contribuent à rendre accessible la pratique musicale pour les citoyennes et citoyens de tous âges et de toutes origines. Véritables liants sociaux et culturels, les actions de ces ensembles ont été durement ébranlées pendant la pandémie. Maintenant prêts pour la reprise de leurs activités, les organismes et musiciens représentés par la Fédération des harmonies et orchestres symphoniques sont heureux de pouvoir se retrouver dans le plaisir de pratiquer la musique ensemble. Pour en apprendre plus sur l’œuvre des ensembles musicaux scolaires et de loisir québécois nous nous sommes entretenus avec Mme Gabrielle Ayotte, directrice générale de la Fédération.


Quelle est la mission de votre Fédération ?

Elle a pour mission de contribuer au développement et à l’amélioration des harmonies et des orchestres symphoniques en tant que loisir éducatif et culturel, et de permettre une plus grande accessibilité de l’activité musicale aux Québécois et aux Québécoises, et ce, dans le but de favoriser une meilleure connaissance et un goût accru pour la musique. La FHOSQ est l’association qui représente le plus grand nombre de musiciens amateurs au Québec. Elle regroupe aujourd’hui près de 10 000 musiciens au sein de 350 harmonies, orchestres symphoniques, ensembles à cordes, stage bands, drumlines, ensembles vocaux et ensembles de guitares de toutes les régions du Québec.

 

Pouvez-vous m’expliquer comment et dans quel contexte la Fédération est née ?

En 1927, à l’occasion du cinquantenaire de la fondation de l’Union musicale de Trois-Rivières, plusieurs fanfares (comme on les appelait à l’époque) du Québec ont manifesté dans la Cité de Laviolette. M. Frank Meerbergen, alors directeur musical de la fanfare Laurentides de Grand-Mère, a prononcé un discours qui a donné un premier souffle à la formation de la Fédération : « Ce jour est pour moi l’un des plus heureux depuis que je suis au Canada. Il me rappelle les nombreux festivals auxquels j’ai participé dans mon pays d’origine, la Belgique. Je formule le vœu qu’une association de fanfares soit formée et que des festivals annuels de musique soient organisés dans différentes villes de la province de Québec ». Ces paroles de M. Meerbergen ont suscité un vif intérêt. Quelques mois plus tard, des délégués de plusieurs fanfares se sont réunis et ont fondé l’Association des fanfares amateurs de la province de Québec, ancêtre de notre organisme.

 

Quel type d’activités proposez-vous aux citoyens ?

La Fédération organise plusieurs événements dans l’année : le Concours solistes et petits ensembles, le Festival des Harmonies et Orchestres symphoniques du Québec, la Symphonie de la Virée en collaboration avec l’OSM dans le cadre de la Virée classique et cette année, en nouveauté, les répétitions publiques dans le cadre des Journées de la culture. Tous ces événements offrent des prestations de musiciens de partout à travers la province et sont ouverts au grand public. Tous nos membres offrent aussi des concerts publics durant l’année. Dans certains cas, la participation à nos activités est réservée à nos membres, mais certains événements sont ouverts à tous les musiciens souhaitant y participer. La FHOSQ est actuellement en phase de grand développement, plusieurs beaux projets sont à venir !

 

La musique orchestrale et symphonique n’est pas reconnue comme étant la plus accessible. Comment, à votre avis, peut-on favoriser un accès démocratique à ces disciplines ?

 

Ça n’est plus tout à fait vrai. Plusieurs organismes et orchestres ont, par leurs projets novateurs, su démocratiser la musique classique auprès du public québécois. La musique symphonique se veut de plus en plus accessible et présente dans notre écosystème culturel. On voit d’ailleurs plusieurs artistes et chanteurs offrir des adaptations de leurs œuvres en version symphonique. La musique classique sort et va à la rencontre du public ; nos orchestres ne se limitent plus uniquement à offrir des concerts dans des salles de spectacles. En ce sens, bien avant la pandémie, nous avons travaillé sur de courtes capsules de quelques minutes présentant les différents instruments à vents et à percussion, expliquant comment se positionner, produire un son ou encore comment entretenir son instrument. Ces capsules disponibles sur notre site web sont destinées à quiconque débute la pratique d’un instrument ou encore souhaite en savoir davantage. La musique d’orchestres et d’harmonies constitue un volet important du milieu musical québécois, en permettant à des milliers de personnes de pratiquer leur loisir dans un milieu accueillant et propice à l’apprentissage. Beaucoup plus qu’un lieu de pratique musicale, ces ensembles font partie du tissu social de nos écoles et des municipalités et représentant des lieux d’échanges intergénérationnels importants.  Peu importe notre âge, il n’est jamais trop tard pour apprendre à jouer d’un instrument !

 

À votre avis, comment peut-on promouvoir la pratique musicale chez les jeunes ? Quels en sont les bienfaits sur le développement ?

 

L’éducation musicale chez les jeunes et dans un cursus scolaire offre plusieurs avantages. Selon les recherches, l’apprentissage de la musique permettrait de développer des compétences sociales et pourrait aider l’apprentissage des autres matières. En effet, la musique pourrait aider l’apprentissage de la littérature et des mathématiques et favoriser la réussite scolaire en général. Pratiquer une activité musicale en groupe favorise la cohésion sociale et améliore la coopération entre individus. La musique se veut un instrument de ralliement social, elle nous réunit ! Il n’est plus à prouver que la pratique d’un instrument permet de développer plusieurs aptitudes telles que la persévérance, la patience, la discipline et l’écoute. Nous avons d’ailleurs lancé cette année une campagne dans nos médias sociaux mettant de l’avant l’importance de l’éducation musicale, où plusieurs professionnels de tous métiers partagent avec nous l’importance et l’impact que l’apprentissage d’un instrument a eu dans leur vie. Les jeunes sont d’une nature curieuse. Pour les rallier, il faut surtout aller à leur rencontre, les exposer à la musique d’ensemble et leur expliquer d’où provient cette musique. Quand on fait certains liens avec la musique classique ou populaire, c’est encore mieux. La musique se doit d’être accessible dès le plus jeune âge. Heureusement, plusieurs initiatives de médiation culturelle sont maintenant bien établies au Québec, mais il reste encore beaucoup à faire pour que la musique soit vue comme un étant une matière, un art à mettre à l’avant-plan.

 

La pandémie a tout particulièrement remis en question les activités des ensembles musicaux, comment vous êtes-vous adaptés à cette situation ?

 

La pandémie a été très difficile pour nos ensembles, qu’il s’agisse des harmonies et orchestres du milieu scolaire ou des ensembles de loisirs. La pratique de la musique d’ensemble est très complexe avec l’application des normes sanitaires, qui diffère selon que l’ensemble est dans un contexte scolaire ou de loisir. Dans les écoles, les enseignants spécialistes ont travaillé d’arrache-pied et se sont adaptés du mieux qu’ils le pouvaient malgré les contraintes afin de pouvoir continuer leurs activités. Bien évidemment, les activités n’ont pas repris à leur plein potentiel et très souvent avec une limitation sur le nombre de participants. Pour ce qui est de nos harmonies de loisir, elles ont complètement interrompu leurs activités jusqu’à tout récemment. Certaines les ont reprises au courant de l’été, notamment grâce à des pratiques à l’extérieur. Bien évidemment nous avons bonifié notre offre numérique depuis le début de la pandémie, virage que nous avions déjà entamé avant la crise sanitaire. Nous avons pu rester en contact avec nos membres en offrant des tables rondes et des formations en ligne et nous avons adapté nos deux événements majeurs : le Concours Solistes et petits ensembles et le Festival des harmonies et orchestres symphoniques du Québec en virtuel.

 

Pourquoi participez-vous aux Journées de la culture ? Que représente l’événement pour vous ?

Pour nous et nos ensembles, les Journées de la culture représentent la relance de nos activités et un retour de la musique dans nos vies après des mois sans pouvoir se réunir. Nous souhaitons mettre de l’avant ce beau loisir culturel et profiter de l’occasion pour faire rayonner la musique comme espace de loisir, de plaisir et de partage, et ce, à l’échelle du Québec. Ce moment en sera un de retrouvailles pour nos ensembles et leur public !

 

Quelles activités vos membres proposeront-ils dans le cadre de la 25e édition des Journées ?

La FHOSQ organise une journée de répétitions publiques extérieures au parc Ahuntsic. Sept harmonies se relaieront pour le plus grand plaisir de nos oreilles et nous présenteront chacun à leur manière une répétition publique de leur ensemble. Il y en aura pour tous les goûts, du répertoire classique pour orchestres à vents à de la musique de jeux vidéo.

 

Comment peut-on s’informer sur les activités des orchestres et harmonies représentés par la fédération ?

Vous trouverez toutes les informations relatives aux activités des harmonies et orchestres symphoniques représentés par la Fédération sur notre site web et nos réseaux sociaux.

 

 

#JDELACULTURE

 

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