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Geneviève Boucher Publié le : 1 décembre 2006

Elle sème des matériaux poétiques dans la vie de tous les jours

À la fois enseignante, coordonnatrice, artiste, participante, passeur de culture, marraine, spectatrice, résistante… Bref, elle agit là où l’action peut lui faire confirmer ou infirmer certains éléments d’une quête de sens sociale ou personnelle. Vivant à Alma, au Saguenay‑Lac-Saint-Jean, Geneviève Boucher a toujours privilégié une esthétique fondée sur la rencontre et le partage. Est-elle médiatrice? «À vous de voir!»


 

Une femme tombée dans la potion de l’art social

genevieve_boucherParallèlement à des études au collège d’Alma en arts et technologies informatisées, elle commence à travailler au centre d’artistes Langage Plus où elle œuvrera pendant une dizaine d’années. Puis, elle étudie en enseignement des arts à l’Université du Québec à Chicoutimi avec une majeure en arts visuels et une mineure en théâtre. Il y a quatre ans, elle a développé IQ L’ATELIER, coopérative de solidarité (art et communauté), avec l’appui d’Interaction Qui, un centre d’artistes qui propose un modèle artistique entrepreneurial lié aux ressources et à la dynamique sociale, et de la ville d’Alma. Elle en assume toujours la coordination tout en enseignant presqu’à temps plein.

Quelle est votre définition de médiatrice culturelle?

«Premièrement, je crois que ça vient naturellement à travers notre démarche, notre engagement social et notre environnement. Je ne crois pas que l’on se dise : bon, je vais devenir médiatrice!», dit-elle spontanément. «C’est un processus dans lequel, à travers tes actions, tu deviens, en quelque sorte, une personne-ressource artiste-citoyen.», poursuit-elle. Entre l’artiste, l’œuvre et la communauté, elle est devenue une passerelle. Au nom de la créativité, elle se définit comme une médiatrice entre différents univers, celui des citoyens, celui de l’artiste et celui de l’œuvre en devenir. «Ce n’est pas mécanique, je suis ancrée dans la vie avec les gens qui me demandent des interventions comme, par exemple, cette enseignante et sa classe qui souhaitaient créer une œuvre représentant le passage entre le primaire et le secondaire.»

Quelles sont les qualités d’une médiatrice?

«Une envie indiscutable de mettre en relation des mondes et «tripper» sur les univers qui nous entourent.», dit-elle. Sachant pertinemment qu’il y a un peu de romantisme et d’utopie dans sa réponse, elle concède, «même si ce n’est pas chic de le mentionner», qu’il faut quand même avoir un minimum de compétences en gestion et en organisation. «Être médiatrice, c’est pas toujours romantique!», lance-t-elle. Elle poursuit : «Il est important d’être ancré solidement dans la réalité de son milieu en plus de rêver à l’avenir.» Propos passionnant à l’image de cette femme-orchestre.

Quelles sont les qualités d’un projet de médiation réussi?

«C’est quand on sent la transformation réciproque par l’échange et que l’on remarque son impact dans le milieu.» Comment mesure-t-on cet impact? «Un travail de terrain contamine toujours son milieu.», note-elle. «Si minime soit-il, on peut visualiser l’impact de son action, c’est-à-dire ce qui a changé chez les gens et dans leur environnement, lorsqu’on habite là où elle se passe.» Et, bien sûr, «c’est plus visible dans une communauté à dimension humaine que dans une mégalopole.», conclut-elle.

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