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Médiation culturelle

La «Gang des arts» dans l’Ouest de l’Île Publié le : 30 avril 2007

Richard Nicol – Avril 2007

Une initiative originale de l’arrondissement montréalais de l’Île-Bizard-Sainte-Geneviève pour développer la compétence artistique des jeunes.


Lorsque le Service du développement culturel de Montréal a proposé son programme de soutien spécifique à la médiation culturelle, Robert Potvin, chef de division – culture et bibliothèques de l’arrondissement de L’Île–Bizard–Sainte–Geneviève, a saisi l’occasion. «Je cherchais des moyens efficaces pour attirer les jeunes ados à nos activités de diffusion culturelle, dit-il, les diverses tentatives et les efforts déployés pour les rejoindre avaient eu peu de succès auparavant.»

L’origine de l’initiative

Diane Perreault, directrice générale et artistique de la Salle Pauline-Julien, et lui, ont convenu que la médiation culturelle était sans aucun doute le meilleur moyen pour rejoindre les jeunes mais aussi pour les engager dans une démarche soutenue qui aurait un impact important sur eux et d’autres jeunes de leur entourage. «Nous avons donc concocté un projet qui repose à la fois sur l’intérêt des jeunes au «phénomène de gang» et sur une analogie avec le sport», dit Robert Potvin. Un projet qui demande une implication du participant, une certaine Diane Perreault – Photos de Yves St-Jean discipline, des pratiques, des matchs, etc. «Nous avons développé un projet novateur qui permettra aux jeunes de participer à une expérience unique, explique Diane Perreault, une expérience qui s’étalera sur une dizaine de mois et leur fera découvrir les diverses facettes des arts de la scène.»

Le budget du projet échelonné sur deux ans est de 25 000$ pour la première année; 15 000$ proviennent du Programme de médiation culturelle et 5 000$ de l’arrondissement. «Nous avons ajouté 4 500$», mentionne Diane Perreault.

Une démarche en trois temps

Douze jeunes de 12 à 18 ans, dont 11 filles, issus en grande majorité de l’arrondissement, ont relevé le défi. «Quelques-uns ont été recrutés à la maison de jeunes», dit Isabelle Goudreault, coordonnatrice du projet. La démarche, qui s’appuie sur trois disciplines artistiques – la danse, le théâtre et la musique –, vise à accroître la fréquentation des jeunes aux événements culturels et à développer leurs connaissances artistiques, leur sens critique ainsi que leur sentiment d’appartenance à la communauté.

Il y a d’abord une formation pratique. Des ateliers seront en effet dispensés par des artistes professionnels. Puis, ce sera la phase de découverte. Sous le thème de la création artistique, les jeunes participeront à cinq rencontres prévues à la programmation régulière: résidences en théâtre et en danse, lecture publique, chantier public, etc.

Enfin, dans un troisième temps, ce sera l’étape de l’appréciation d’une œuvre. Les participants assisteront à deux spectacles de la programmation régulière pour chacune des disciplines, soit six spectacles, et ils rencontreront les artistes. Durant tout le parcours, les jeunes noteront leur appréciation des activités dans leur Passep’art. Cet outil d’autoévaluation sera aussi annoté par la personne responsable de l’activité ou de l’atelier.

Une initiative qui s’ajuste aux besoins des jeunes

Ultimement, en rencontrant des gens de passion et en apprenant de nouveaux langages, l’équipe souhaite que les jeunes deviennent de bons spectateurs et développent des outils pour aller plus loin. «Nous demeurons modestes et nous nous adaptons aux besoins des jeunes au fur et à mesure. C’est la première fois que nous expérimentons ce type de processus. Par exemple, nous avons retenu les services d’un accompagnateur. Cela nous semblait essentiel pour agir en temps qu’intermédiaire entre les jeunes et les artistes», précise Isabelle Goudreault. S’ils le veulent, ces jeunes deviendront des mentors, un groupe-conseil pour la programmation du diffuseur. Un groupe multiplicateur.

« À la fin de la première année, une rencontre-bilan sera tenue afin de faire l’évaluation de l’ensemble de la démarche et de recueillir les commentaires de chacun des participants. Cette rencontre sera l’occasion d’offrir, à certains participants, la possibilité de s’impliquer dans la réalisation de la deuxième année du projet à titre d’accompagnateur du nouveau groupe», mentionne Diane Perreault. Déjà, l’expérience semble fructueuse. «Après plusieurs activités, les jeunes sont très liés et très actifs. Ils ont soif d’apprendre», mentionne Isabelle Goudreault. Et, souhait imprévu, les parents des jeunes ont demandé à participer!

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